Flash Info

Retenez cette date       Dimanche 09/09/2018 à 10h30 à Saint LUC      Journée de rentrée :

Vous êtes invités à la messe d'installation de notre nouveau curé Dominique Ndjoko BWATU

Nous poursuivrons par un verre de l’amitié  et un pique-nique partagé dans le parc de la Maison de Chavril des Oblats de Marie

Nos trois églises

Saint Luc
4bis, place Saint Luc
04 78 25 39 01
Sainte Foy
13, place Xavier Ricard
04 78 59 30 71
Sainte Thérèse
105, rue Ct Charcot
04 72 16 05 27
 

Rendons grâce pour ce chemin !

À l’heure de vous dire au-revoir, deux souvenirs reviennent à ma mémoire. Nous sommes entre 1991 et 1993.

Le premier est douloureux. Je nous revois avec le Père Michel Desvignes, alors curé de St Luc et Ste Thérèse, et Geneviève Basset, alors envoyée en mission ecclésiale pour ces deux paroisses avec nous, prendre la décision, tous les trois, de quitter notre mission devenue impossible, tant les tensions étaient fortes parce que la vérité avait été étouffée. Vingt cinq ans après, cette vérité a été dite, et nous avons pu le faire grâce aux victimes. J’en rends profondément grâce. Cela a été un chemin pascal : passion, croix et renaissance.

Le deuxième survient après la mort brutale du Père Boulanger. La question de sa succession se pose. Je me revois, dans l’audace naïve et un peu inconsciente d’un vicaire de trente ans, dire au Père Desvignes qu’il fallait unir ces trois églises et que le temps était venu de faire de Sainte Foy-lès-Lyon une seule paroisse. J’ai vu à son regard que j’aurais dû tourner sept fois la langue dans ma bouche avant de parler ! Aujourd’hui aussi, vingt-cinq années plus tard, c’est chose faite. Un très beau chemin d’unité qui nous a enrichis, tous. Le Seigneur m’a permis de me croire à la bonne place au bon moment. Je l’en remercie. J’espère avoir accompli sa volonté.

Le ministère de curé nous absorbe dans une infinité de tâches allant des plus matérielles (vous en savez quelque chose avec entre autres les questions immobilières de nos trois églises), en passant par les questions d’organisation (il fallait se doter d’une organisation et des instruments qui l’accompagnent pour une communauté où 800 personnes, d’une manière ou d’une autre, rendent un service), mais aussi l’accompagnement des réalités humaines, très humaines… (conflits, tensions, baisse de conviction dans son service, inquiétude de ne pas être reconnu, etc.). Le risque est la dispersion, la surcharge, la perte de sens et de l’unité au profit de l’activisme. Le danger est de regarder notre Église avec les critères de réussite et d’échec du monde ! Grave erreur ! Dieu ne nous regarde pas ainsi. « Va, François, et répare mon Église qui tombe en ruine » dit le Seigneur au jeune homme d’Assise, dans un siècle où elle est riche, puissante et prospère aux vues des critères du monde.

Ne jamais se laisser ‘enfumer’ par la mesure du monde : chiffre, puissance… bien des Églises semblaient rutilantes avant l’effondrement. Toujours se doter des moyens qui semblent nécessaires, sans jamais se laisser contaminer par leur logique ! C’est un défi.

Aujourd’hui, je retiens de mon passage parmi vous une clarification très nette de ce qui fait le cœur de mon ministère de prêtre, de ce que je dois favoriser en toute chose comme pasteur. Trois dimensions m’apparais-sent avec beaucoup de clarté. Elles synthétisent les intuitions de nombreuses années.

Permettre à tout baptisé de goûter la Parole. Prêcher l’Évangile de telle manière qu’il soit entendu par les intelligences et les cœurs pour qu’il parle à chacun. Le Seigneur se donne par bien des médiations, il reste que l’Évangile est incontournable pour ne pas sombrer dans la sentimentalité de surface, l’accumulation de piétés diverses qui s’éloignent de la source, de sensibilités ou d’opinons fort intéressantes mais sans lien vivant avec la Parole du Seigneur écoutée, ruminée, partagée pour se laisser travailler par elle, pour qu’elle change le regard et les comportements. Cela s’appelle la conversion ! Vous m’avez, par votre attitude, invité à évoluer dans ma prédication. Vous m’avez appelé à permettre le plus souvent possible des échanges autour de la Parole. Le travail reste immense dans notre catholicisme où l’on peut croiser des personnes très au point sur des sujets éthiques hautement techniques, et pourtant indigentes dans l’écoute et l’intériorisation de la Parole de Dieu au moment de la partager entre frères.

Attachés, reliés, greffés à Jésus, le Christ, Vivant, Parole éternelle du Père, tous témoins de notre foi. La Parole nous mène à Lui puisqu’il est cette Parole faite chair. Faire aimer Jésus, permettre à tout homme de s’en approcher, de le fréquenter assidûment, de le choisir comme compagnon de route. Quelque chose s’était desséchée dans notre catholicisme. Une religion du devoir, une morale en surplomb de la foi. Retrouver la saveur du lien vivant, le compagnonnage, l’amitié avec Jésus. Et peu à peu trouver les mots qui montent de ce lien vivant pour témoigner d’un attachement, d’une amitié, d’une écoute attentive et heureuse. L’alliance ! Quel bonheur, le jour où nous ne serons plus perçus comme « les gens contre », mais comme le peuple des amoureux de Jésus ! Quelle action de grâce pour tous ces moments de partage de la Parole avec vous. Je me suis nourri et j’ai découvert cette foule qui entoure Jésus dans les Évangiles pour l’écouter. Les cœurs se réchauffent et battent à l’unisson.

Reliés à Lui, retrouver le peuple qui se met à son écoute, goûter la fraternité qui s’engendre de Lui. C’est Lui qui fait naître l’Église comme sa fraternité. Il est le « frère aîné d’une multitude » qu’Il conduit vers le Père. Sans Lui, de l’institution, des hiérarchies, et les minables combines pour être reconnus dans l’institution. Une association mondaine comme tant d’autres. Avec Lui au centre, une immense famille, impressionnée de se découvrir unie dans une telle diversité. Les prémices du Royaume où « nous serons tout en tous ». Le chantier est gigantesque. Des catholiques heureux de se retrouver, et l’exprimant par le chant, les salutations, l’accueil, le sourire… nous commençons, c’est une vraie joie. Merci pour tant de frères et sœurs découverts à Sainte Foy-lès-Lyon !

Le reste, vraiment, est pédagogie et moyens. C’est important, ce n’est pas le cœur palpitant, il est dans ce que je viens d’exprimer, pour moi.

Bonne route à vous tous et à chacun. Nous aurons l’occasion de nous dire au-revoir lors de la messe du 1er juillet à 10h30 à Saint Luc. Elle sera suivie d’un verre de la fraternité, puis d’un pique nique chez les OMI à Chavril pour tous ceux qui voudront continuer le partage en ce début d’été.

Eric de Nattes

Edito

Rendons grâce pour ce chemin !

À l’heure de vous dire au-revoir, deux souvenirs reviennent à ma mémoire. Nous sommes entre 1991 et 1993.

Le premier est douloureux. Je nous revois avec le Père Michel Desvignes, alors curé de St Luc et Ste Thérèse, et Geneviève Basset, alors envoyée en mission ecclésiale pour ces deux paroisses avec nous, prendre la décision, tous les trois, de quitter notre mission devenue impossible, tant les tensions étaient fortes parce que la vérité avait été étouffée. Vingt cinq ans après, cette vérité a été dite, et nous avons pu le faire grâce aux victimes. J’en rends profondément grâce. Cela a été un chemin pascal : passion, croix et renaissance.

Le deuxième survient après la mort brutale du Père Boulanger. La question de sa succession se pose. Je me revois, dans l’audace naïve et un peu inconsciente d’un vicaire de trente ans, dire au Père Desvignes qu’il fallait unir ces trois églises et que le temps était venu de faire de Sainte Foy-lès-Lyon une seule paroisse. J’ai vu à son regard que j’aurais dû tourner sept fois la langue dans ma bouche avant de parler ! Aujourd’hui aussi, vingt-cinq années plus tard, c’est chose faite. Un très beau chemin d’unité qui nous a enrichis, tous. Le Seigneur m’a permis de me croire à la bonne place au bon moment. Je l’en remercie. J’espère avoir accompli sa volonté.

Le ministère de curé nous absorbe dans une infinité de tâches allant des plus matérielles (vous en savez quelque chose avec entre autres les questions immobilières de nos trois églises), en passant par les questions d’organisation (il fallait se doter d’une organisation et des instruments qui l’accompagnent pour une communauté où 800 personnes, d’une manière ou d’une autre, rendent un service), mais aussi l’accompagnement des réalités humaines, très humaines… (conflits, tensions, baisse de conviction dans son service, inquiétude de ne pas être reconnu, etc.). Le risque est la dispersion, la surcharge, la perte de sens et de l’unité au profit de l’activisme. Le danger est de regarder notre Église avec les critères de réussite et d’échec du monde ! Grave erreur ! Dieu ne nous regarde pas ainsi. « Va, François, et répare mon Église qui tombe en ruine » dit le Seigneur au jeune homme d’Assise, dans un siècle où elle est riche, puissante et prospère aux vues des critères du monde.

Ne jamais se laisser ‘enfumer’ par la mesure du monde : chiffre, puissance… bien des Églises semblaient rutilantes avant l’effondrement. Toujours se doter des moyens qui semblent nécessaires, sans jamais se laisser contaminer par leur logique ! C’est un défi.

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